L'instruction de décision.
Le cabinet instruit une décision comme on instruit un dossier: on établit avant de conclure, on entend chaque partie, on écrit ce qui reste incertain. La méthode tient en quatre temps, et la même discipline s'applique à un investissement, à une réorganisation, au remplacement d'un cadre ou à une succession. Ce qui change, c'est la matière; jamais la rigueur.
- Premier temps
Cadrer
Formuler la décision à prendre en une phrase, ce qu'elle engage, à quelle échéance, et ce que l'on refuse de décider en même temps. La plupart des mauvaises décisions sont de bonnes réponses à une question mal posée.
Glossaire: la question de décision - Deuxième temps
Établir
Séparer les faits des hypothèses, et les uns et les autres des affirmations intéressées. Nommer explicitement ce qu'on ne sait pas et ce qu'on ne saura pas à temps. C'est ici que l'intelligence stratégique intervient: sources ouvertes, entretiens, lecture des comptes.
Glossaire: l'image de situation - Troisième temps
Construire
Deux ou trois options réelles, jamais une seule habillée de deux repoussoirs. Pour chacune: ses conditions de réussite, ses points de rupture, ce qu'elle rend irréversible, et le signal qui indiquerait qu'il faut en changer.
Glossaire: l'option réelle - Quatrième temps
Décider et tenir
Trancher, dire pourquoi en des termes que l'organisation comprendra, et préparer l'explication que la décision devra soutenir face aux collaborateurs, au conseil, aux partenaires ou au public. Puis fixer la date à laquelle elle sera réexaminée.
Glossaire: le calendrier de révision
- 01CadrerLa question de décision, écrite et validée
- 02ÉtablirL'image de situation, sourcée, avec ses zones d'ombre
- 03ConstruireDeux ou trois options réelles, comparables
- 04Décider et tenirLa décision, sa justification, son calendrier de révision
Ce qui distingue l'instruction de décision.
Au deuxième temps, le cabinet applique une discipline qui vient du renseignement, pas du conseil.
Toute décision repose sur une image de la situation, et cette image est presque toujours composée de trois matières mélangées: ce que l'on sait, ce que l'on suppose, et ce que d'autres ont intérêt à faire croire. Un fournisseur, un associé, un cadre, un concurrent, un article de presse: chacun apporte un récit, et le récit le plus convaincant n'est pas le plus exact. Le cabinet sépare ces trois matières avant de construire les options, à partir de sources ouvertes, des chiffres et d'entretiens, et il écrit noir sur blanc ce qui reste incertain.
Cette discipline est celle exposée dans Intelligence Stratégique. Elle sert dans chaque mandat, qu'il s'agisse d'un investissement, d'un conflit entre associés ou d'un recrutement. Elle sert aussi, plus rarement, lorsqu'une organisation est visée par une campagne d'information défavorable et doit décider et s'expliquer sous pression; le cabinet traite ces situations lorsqu'elles se présentent, en coordination avec le conseil juridique et la communication de l'entreprise.
Faits datés, observés ou documentés: chiffres, contrats, décisions prises, départs, réclamations.
Convictions sans date ni document. Elles restent ici tant qu'elles ne sont pas vérifiées.
Récits apportés par d'autres, avec le nom de qui le dit et ce qu'il a intérêt à faire croire.
Nommé par écrit avant de construire les options; jamais comblé par une estimation.
Rien ne passe dans la première colonne sans vérification.
StratBoard, l'instrument du cabinet.
Une décision se prend rarement sans les chiffres. StratBoard est l'outil que le cabinet a développé pour lire les comptes d'une entreprise du point de vue du dirigeant: ce que les chiffres disent des clients, des marges et des dépendances, et ce qu'ils annoncent.
Lire, pas comptabiliser
StratBoard ne remplace pas la fiduciaire. Il traduit ses chiffres en questions que le dirigeant doit se poser.
Utilisé en mandat
Chaque mandat qui touche aux finances s'appuie sur cette lecture, dès le deuxième temps de la méthode.
Disponible seul
Les dirigeants qui souhaitent cette lecture sans mandat d'accompagnement y accèdent sur stratboard.ch. StratBoard est développé et exploité par CIABATTI: c'est l'instrument du cabinet, pas une entreprise distincte.
Trois principes.
Ils sont simples à énoncer et difficiles à tenir. C'est pour cela qu'un cabinet existe.
La contradiction est un service
Le cabinet est payé pour dire ce que l'entourage du dirigeant ne dit plus. Un mandat sans désaccord est un mandat raté.
L'incertitude se nomme
Ce qu'on ne sait pas est écrit noir sur blanc, avec ce qu'il faudrait pour le savoir et ce que cela coûterait.
La discrétion est la règle
Aucun mandat n'est cité, aucun client nommé. Ce site ne contient ni logos ni témoignages, et n'en contiendra pas.
Parlons de la décision que vous avez à prendre.
Un premier échange suffit pour savoir si la méthode s'applique à votre situation.