Le glossaire du métier de décider.
Vingt termes qui reviennent dans les mandats du cabinet, définis tels qu'un dirigeant les utilise: ce que le terme désigne, ce qu'il change pour la décision, et un exemple.
- Calendrier de révisionLa date, fixée au moment de décider, à laquelle la décision sera réexaminée, et les signaux, définis à l'avance, qui indiqueraient qu'il faut en changer. C'est la dernière pièce du quatrième temps de la méthode.
- Croissance soutenableLe rythme de croissance au-delà duquel l'activité consomme plus de trésorerie qu'elle n'en produit. Elle exige deux exercices pour être établie, puisqu'il s'agit d'une variation.
- Cycle de trésorerieLe nombre de jours qui séparent le moment où l'entreprise paie de celui où elle est payée: délai de règlement des clients, plus durée d'immobilisation des travaux en cours ou des stocks, moins crédit obtenu des fournisseurs, le tout en jours de produits.
- Dépendance clientLa part des produits concentrée sur les premiers clients, lue conjointement avec les échéances contractuelles et le mode de reconduction de chacun. Les deux informations se lisent ensemble ou ne se lisent pas.
- Image de situationLa description de la situation sur laquelle une décision repose, une fois séparées ses trois matières: ce que l'on sait, ce que l'on suppose, et ce que d'autres ont intérêt à faire croire. C'est le produit du deuxième temps de la méthode, avec ses zones d'ombre nommées.
- Indicateur indisponibleUn indicateur qu'une donnée manquante empêche de calculer, déclaré comme tel avec la donnée qui l'ouvrirait, plutôt qu'estimé.
- IrréversibilitéCe qu'une option rend impossible à défaire, et pour combien de temps. Elle se compare entre options au même titre que le coût, et devrait souvent trancher à sa place.
- Marge de sécuritéL'écart entre l'activité réelle et le point mort, exprimé en pour-cent de l'activité. Elle mesure la baisse d'activité que l'entreprise peut supporter avant de basculer dans la perte.
- Option réelleUne voie que le dirigeant pourrait effectivement choisir, décrite avec ses conditions de réussite, ses points de rupture, ce qu'elle rend irréversible et le signal qui indiquerait qu'il faut en changer. Le contraire d'un repoussoir, c'est-à-dire d'une option présentée pour faire paraître la solution voulue.
- Organisation réelleLa manière dont l'entreprise fonctionne effectivement: qui décide réellement, qui parle à qui, où les décisions se bloquent, quels responsables portent l'entreprise et lesquels la freinent. Elle diffère toujours de l'organigramme affiché.
- Point de rupturePour une option donnée, la condition dont la disparition rend l'option intenable: un volume d'activité, une date, un client, une personne, un prix. Chaque option réelle est décrite avec les siens.
- Point mortLe volume d'activité à partir duquel les produits couvrent exactement l'ensemble des charges. Il se calcule en divisant les charges fixes par le taux de marge sur coûts variables. Aussi appelé seuil de rentabilité.
- PérimètreL'ensemble des décisions, des personnes et des résultats dont un responsable répond, tel qu'il est écrit et accepté. La plupart des conflits durables entre responsables tiennent à un périmètre mal tracé, pas aux personnes.
- Question de décisionLa formulation, en une phrase, de ce qui doit être décidé, de ce que cela engage, à quelle échéance, et de ce que l'on refuse de décider en même temps. C'est le produit du premier temps de la méthode, le cadrage.
- RetraitementUne correction apportée à une valeur comptable exacte pour rétablir la réalité économique qu'elle ne reflète pas. Il s'écrit avec sa valeur, sa source et son année, se conserve d'un exercice à l'autre, et ne modifie en rien les comptes déposés.
- Répartition des décisionsUn document court, écrit et accepté, qui dit qui décide de quoi, jusqu'à quel montant, avec qui, et qui est informé: entre propriétaires, conseil d'administration et direction, ou entre le dirigeant et ses adjoints.
- Structure de chargesLa part des charges qui ne baisse pas lorsque l'activité baisse, dans un horizon fixé d'avance, exprimée en pour-cent du total des charges. Elle résulte du partage, poste par poste, entre charges fixes et charges variables.
- SéquencementL'ordre des étapes d'une transformation, avec le responsable de chacune et le calendrier des points de contrôle, fixé de telle sorte que chaque étape soit acquise avant que la suivante ne commence.
- Test de sensibilitéLe recalcul d'un résultat sous une hypothèse modifiée, destiné à savoir si la décision en dépend. Sur le partage des charges, il consiste à déplacer dix points de la colonne fixe vers la colonne variable et à observer ce que le point mort fait.
- Transmission de la conduiteLe passage de la direction effective de l'entreprise d'une personne à une autre, distinct de la transmission du patrimoine, avec son propre calendrier, ses jalons et l'ordre de ses annonces.
Un terme qui manque?
Décrivez la situation en quelques lignes; la réponse est personnelle.